DRAMA OF EXILE 1 & 2 :
à Clarendon Road (Londres), Mad a partagé
avec Nico et des amis une maison en 1981,
ils ont enregistré Drama of Exile au
Strawberry Studio mais au moment de mixer,
le producteur verreux a volé les bandes master
et s'est sauvé en allemagne où il a sorti
le vinyle pirate Drama of Exile (première fois
qu'un pirate sortait avant le disque officiel).
Sauf quelques musiciens mécontent de
n'avoir pas été payés, le groupe est
reparti en studio et a ré-engistré le
disque qu'il venait de faire. C'est
pour cette raison qu'il
existe aujourd'hui
deux versions
différentes de
Drama of Exile.
Vous pouvez lire la suite et écouter des extraits de l'album Drama of Exile dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
MICKAEL RILEY :
Membre fondateur et chanteur de Steel Pulse,
Mickael Riley quitte le groupe en 1980,
poursuit une carrière solo et devient
réalisateur. Il fonde par la suite le Reggae
Philharmonique Orchestra et enseigne
sa vision musicale dans les universités.
Il réalise "Plastic Joe" 3ème album de Mad
encore aujourd'hui inédit.
Plastic Joe raconte l'histoire d'un vétéran
du Vietnam blessé à la tête qui se
coiffait toujours d'un sac en plastique
et dormait par terre à la porte de
l'appartement dont il
était propriétaire
à New York.
SAPHO :
Quand il rencontre pour la première fois
Sapho en 1976, Mad est au Festival du
Castellet avec son groupe Rahmann.
Sapho n'est pas encore la chanteuse que
l'on connaît mais fait partie d'un collectif
délirant appelé Albert et sa Fanfare
Poliorcétique.
Ils se retrouvent en 1985 et resteront
ensemble jusqu'en 1990 après une
grande quantité de concerts et
4 albums où Mad participera
aux arrangements.
Sapho rayonne d'intelligence et de finesse.
Vous pouvez lire la suite et écouter des extraits dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
JEAN LOUIS AUBERT :
C'est par l'intermédiaire de Feed-back,
percussionniste renommé que Jean Louis
approche Mad.
Il l'invite en 1994 à une émission sur Arte
où Mad jouera d'un tar persan et
d'un rebab afghan.
En 1997, après l'écoute de "Talisman",
il l'invite à faire sa première partie
pour la totalité du Stockholm Tour
en 97 et 98. Inoubliable tournée!
Vous pouvez lire la suite et écouter des extraits dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
MAURANE :
Chanteuse francophone originaire
de Belgique, Maurane possède une voix
pleine et généreuse.
C'est le réalisateur et arrangeur
Goubitch qui fait appel à Mad et lui demandera
de jouer sur trois titres de l'album
"Toi du monde" du rebab, du saz, du santour
et du dilruba au studio DavouSt.
Ecouter des extraits
NILDA FERNANDEZ :
Quand il fait le thé'tre de la Renaissance
Nilda donne carte blanche à Mad pour
des interventions musicales au cours de
son concert.
Mad accepte et joue à partir de la salle,
utilisant l'IDée d'un musicien nomade
à l'aide d'un émetteur.
Il l'invitera par la suite à jouer sur
son album "Los dias aquellos".
Vous pouvez lire la suite et écouter des extraits dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
MICKAEL HUTCHENCE :
En 1995, Mad est contacté par Mickael
Hutchence, chanteur d'INXS, par
l'intermédiaire de Gus Till. Ils mangent
ensemble dans un restaurant chinois de
la Porte de Clignancourt sans que Mickael,
pendant plus d'une heure et demie,
ne s'adresse une seule fois à lui. à la fin du
repas, Mickael dit à Mad :
je monte un groupe pour mon album solo,
tu veux venir demain?
Le lendemain après avoir enregistré
toute la journée un titre de Donovan,
Mad était engagé. Au cours de
son anniversaire
qu'il fêtera aux
Bains Douche
Mickael Hutchence
dit à Mad à propos d'INXS
"I'm ridding a dead horse".
Malheureusement, un énorme scandale
déstabilisa Mickael qui repoussa
l'enregistrement de son album.
Il décéda en 1998 avant le début des
enregistrements.
JAMI CATO :
En 1995, sur l'invitation de Keziah Jones,
Mad se produit au Troubadour à Londres.
A la fin de son concert, Jami qui enregistrait
pendant cette période a proposé à Mad
de jouer avec lui.
Avec plaisir Mad a découvert un
chanteur doux, subtil et profond.
Plus tard, Jami était contacté par Maxi Jazz
et devenait l'un des chanteurs
de Faithless.
SIMON POSTFORD :
Simon est un des gurus de la scène Techno-
Transe de Londres, après Hallucinogène et
juste avant de quitter sa maison de disque
Dragonfly pour fonder Twisted Records,
il croise Mad qui enregistrait dans le studio
de Youth (Killing Joke) son album Talisman.
Ils enregistrent ensemble "Aqua Sufi" sur
lequel la performance de Mad, avec
son accord, sera saturée d'effet au point
de plonger le son du dilruba au
plus profond du monde éléctronique.
STING :
Rencontre inoubliable autour d'une naissance
Vous pouvez lire la suite dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
DJINN CONCEPT :
La rencontre avec Vasken Solakian en 1982 a permis à Mad de mettre en évidence les similitudes rythmique et harmonique des musiques arménienne et persane ; une rencontre proche de l'athmosphére de Sayat Nova du cinéaste culte Paradjanov . Le théâtre de leur expérience a été celui de l'art moderne au sein de la fameuse Galerie des Lombards dirigée par Joelle Carl Izard. Entre 82 et 84, Mad est signé par cette galerie d'Art, ce qui est assez inhabituel pour un musicien. Ils développent ensemble l'idée d'un art total où Mad rencontre les peintres, sculpteurs, graveurs dans leur atelier au moment où ils préparent leur exposition. De ces moments partagés, Mad synthétise ses sentiments face aux oeuvres découvertes et compose ensuite une musique qui est interprétée par Djinn Concept le soir du vernissage. Concert qui était enregistré et diffusé tout le temps de l'exposition. La danse quelque fois était aussi présente, souvent en la personne de Taka, danseur contemporain japonais. Mad entraina ensuite Vasken jusqu'en Scandinavie afin de jouer avec la muse du Velvet Underground : Nico. Un double live enregistré pendant un happening à la Galerie des Lombards a été sorti chez Sand Records en 1983.
HAREM :
Mad mettra plusieurs années avant, en 1987 de réunir 3 talentueuses musiciennes: Malika Rasmussen Makouf à la basse, Farida Kahina Tadjene à la batterie et Hélène Hartzen au sax et clavier. Le trans-sibérien accroché à l'orient express, les déserts de glace et de sable se rejoignent Pendant 5 ans le groupe tournera en France, Suisse, Maroc, Turquie, Allemagne, on les verra au Paléo Festival de Nyon, aux Francofolies de la Rochelle. Ils seront filmés pendant un concert parisien par NHK (télévision japonaise) et vivrons une aventure hors du commun avec Panasonic (Zebra Zone).
AXEL BAUER :
Pendant de longues années Axel
n'a pas fait d'album.
C'est après un long isolement et
un voyage dans le désert sud algérien
qu'il appelle Mad pour participer à son album
"Simple Mortel".
De cette re-rencontre entre des personnes qui
s'étaient perdues de vue découlera
une série de concerts qui cristallisera
une amitié retrouvée.
Ecouter des extraits
TALISMAN :
Mad avait un rendez vous en mai 96
à Londres avec Gus Till dans le studio de
Dragonfly pour enregistrer "Turban Block".
Quand Mad est arrivé au studio,
Gus l'a accueilli avec gentillesse mais s'est
endormi au milieu d'une phrase d'un
sommeil qui durera 15 jours
(abus des nuits londoniennes ?).
Le studio étant booké pour 7 jours,
Youth (bassiste de Killing Joke
et propriétaire du studio) proposa à
Mad de l'utiliser s'il le souhaitait.
De cette épreuve aux
débuts chaotiques
naissait "Talisman"
un album rare où
Mad Sheer Khan
joue avec subtilité
des espaces électronique
et acoustique.
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SUBRAMANIAM :
Il est un des meilleurs violonistes
que cette terre ait porté.
Il a joué avec les plus grands dont
Yehudi Menwin.
Fin 1998, alors que Philippe Gondouin,
directeur du label Détour écoute
"Spiritual Shower" de Mad Sheer Khan
(extrait de l'album Talisman),
Subramaniam qui passe devant le bureau
s'arrête et demande le nom du
musicien qu'il écoute.
Par la suite il répond favorablement
à l'invitation de Mad et joue
sur "Night of India"
(1001 Nights
Détour/Erato).
ALLAH :
C'est à partir de Bechar, ville dont
il est issu qu'Allah, virtuose du Ud se fait
connaître de toute l'Algérie.
Très peu de temps après son arrivée
en France, sa réputation l'amène à jouer
seul au Thé'tre de la Ville. Il poursuit
une carrière internationale brillante.
Au cours d'une fête, il croise Mad et
une jam les réunis. Ils se retrouveront
plusieurs fois et c'est tout
naturellement que Mad l'invite
sur "Night of Algéria"
(1001 Night
Détour/Erato).
MAHJUBA :
Pendant l'enregistrement d'un
album caritatif que Mad fait au bénéfice
d'une association Algérienne, sa mère
est en phase finale d'un cancer.
Cet album est un long poème d'amour
d'un fils à sa mère.
Elle meurt avant la fin des enregistrements
et Mad baptise son album du surnom
qu'un Saint donna à sa mère :
Mahjuba, la Protégée.
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SAMARKAND HOTEL :
L'hôtel où Jimi passa sa dernière
nuit.
Samarkand !! la ville des caravanes et des
découvreurs d'étoiles.
Un foetus commentant le monde à partir du
ventre de sa mére, c'était le dernier thème
approché par Hendrix.
Dans son nouvel album, c'est l'idée de
réincarnation, de renaissance, que Mad
Sheer Khan exprime.
Nouvel album dans lequel
, comme l'a fait
Jimi Hendrix avec Bob Dylan,
Mick Jaegger, Keith Richards,
Elmore James, John Lennon,
Paul Mc Cartney, Lonny Youngblood,
Jack Bruce et Eric Clapton,
il réinterpréte le
compositeur Hendrix
et son univers particulier
à partir d'instruments de la terre des
réincarnations, l'Inde et de la terre des
magies, le Maroc, pays où Hendrix séjourna
et joua avec des Gnawas peu de temps
avant sa mort.
>>Ecouter des extraits<<
TAG :
Tag (tàg) n.m. (Tradition Avant Garde).
Issue de l'underground et fondée par Mad
Sheer Khan, le tag est une musique qui
transpose des instruments traditionnels
en les décalant dans une autre culture.
Elle traduit l'IDée d'une immigration réussie,
intégrant son environnement en respectant
sa forme originelle.
Ainsi, inversant le péle des notions et
contrairement au sampling,
les machines et leur univers
électronique sont pilotés
par des instruments
accoustiques.
JIMI HENDRIX :
Mad avait 15 ans à la mort d'Hendrix.
Deux ans avant, un ami lui avait presenté
"Are you experienced". Tout de suite
cette musique l'avait touché, le jeu d'Hendrix
lui semblait très proche du groove du
mandole de Hadj El Anka, le bluesman
de la casbah d'Alger.
En tout cas c'est l'Afrique et sa révolte qu'il
entendait chez cet Afro-Cherokee
d'Amerique. Mad a vu le film sur
le Monterey Pop Festival et reconnu
Hendrix parmi la foule qui rêvait
sur la musique de
Ravi Shankar.
Il a vu aussi le film
sur le Woodstock
Festival ou Star
Spangled Banner
est interprété par
un Noir en vêtement
à frange Cherokee qui joue un hymne national
comme un raga électrique. Lui qui dans la même
période portait le turban de ses ancêtres en
reponse à un proviseur raciste. Il entendra
plus tard l'histoire de ce gnawa d'Essaouira
qui a joué avec Jimi et qui garde chez lui
une photo ou on les voit ensemble.
TAG :
Le mouvement TAG est l'expression d'une
immigration décomplexée qui utilise les
instruments de musique issus de leurs pays
d'origines pour y associer les outils proposés
par les derniéres decouvertes technologiques.
Une tradition acoustique qui se sert de
l'électro-culture pour exprimer son
environnement urbain à partir de la fenétre
de ses origines.
+ LES PROTOTYPES
DILRUBA :
Ce violon du nord de l'Inde est une
combinaison de sarangi et de sitar créé
il y a 300 ans à la demande d'une princesse
indienne qui voulait jouer du sarangi sans
s'abimer les doigts (les joueurs de sarangi
ont la peau à la lisiére des ongles ou les
ongles, suivant les techniques, déchirés par
la pratique de leur instrument).
Dilruba veut dire le son du coeur.
(24 cordes)
ESRAJ :
L'Esraj est similaire au Dilruba mais avec
une caisse différente et 4 cordes
sympathiques en moins.
(20 cordes)
MUSIQUE PERSANE :
La musique persane est la mère de beaucoup
de musiques, le seul fait que le mot tar signifie
corde explique l'origine de la guitare et du sitar
et se passe de tout commentaire.
De grands théoriciens et musiciens comme
Farabi (Xème s.), Avicenne (de son vrai nom
Ibn Messina, XIème s.) et Safioddin
(XIIIème s.) tous trois persans bien que
d'expression arabe, nous ont laissé
d'importants ouvrages théoriques.
On confond souvent arabisme et islamisme.
Pourtant il sagit de deux choses distinctes.
L'Islam balaya une société corrompue où
l'oppression du faible atteignait d'effrayantes
proportions et apporta ce principe d'égalité qui
lui valut en grande partie son rapide succés.
La civilisation islamique a fait éclore une
floraison artistique et littéraire très vivante.
Bien que la musique et la danse soit
un véhicule utilisé pour exprimer le sacré par
les confréries soufis, la musique en Iran a été
opprimée pendant de nombreux siécles.
+ SUITE
MUSIQUE PERSANE :
Cependant des musiciens ont continué à jouer
et enseigner en secret, ce qui peut être l'une
des raisons qui firent aimer les instruments
à sonorité confidentielle tel que le sêtar.
La musique semblait vouée à une lente
asphyxie, mais la musique est comme l'eau,
si on lui barre la route, elle trouve
un chemin ailleurs.
- PRECEDENT
TAR :
Le tar est un luth persan dont la caisse est
en bois de murier et le manche en noyer
et en os. C'est un instrument dont la caisse
en forme de huit est symbole d'infini.
le chevalet est posé sur une peau très fine.
Le mezrab (médiator) est en cuivre épais et
produit un son fin et cristallin sur les 3
doubles cordes.
En persan "tar" signifie "corde".
On retrouve chez la guitare et le sitar
la même sémantique (un instrument persan
s'appelle le sêtar , de sê = trois et
tar = corde / " trois cordes").
SANTUR :
Le santur peut, à juste titre, se considérer
comme l'ancêtre du piano. Chaque note
comporte quatre cordes disposées sur
une table d'harmonie trapezoidale.
Un santur a 24 notes sur trois octaves.
On en joue à l'aide de deux baguettes qui
ont la même fonction que les marteaux
du piano. Le santur est un instrument persan
que l'on retrouve en Chine et très récemment
en Inde. On retrouve sur des fresques de
l'antiquité et des miniatures persane
anciennes trace de santur.
Le cymbalum est de la même famille.
Paben &Shapun Das :
En plein coeur de Paris deux jeunes Bauls
entrainent Mad jusqu'au Bengale
(Les Bauls sont une caste musicienne
ancêtre des gitans qui vivent à
Shantinigitoun dans l'ouest du Bengale.
Ils chantent des textes du Fakir Lalann,
textes rebelles du XIIIème siècle
empreints de philosophie et d'humanité)...
Vous pouvez lire la suite et écouter des extraits dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
Moulei M'Bareck :
En 1993, Mad rencontre le maître Gnawa
Moulei M'Bareck par l'intermédiaire de Pierre.
Suite à cette rencontre un enregistrement
d'album est décidé. Des répétitions sont
organisées pour le mois de septembre.
En décembre, Mad et une équipe de
musiciens débarquent à Mecknés.
Une superbe expérience les unira jusqu'à
l'enregistrement à Rabbah d'un album.
En 1998, Mad reviendra à Mecknés
enregistrer avec Moulei M'Bareck,
mais cette fois sur son propre album
1001 Nights un titre appellé Gnawa Sunrise.
Musique Gnawas :
Les Gnawas sont une confrérie de musiciens
traditionnels marocains, véritables
guérisseurs de l''me, ils utilisent la transe
depuis des siècles comme médicament en
souvenir de Bilal, esclave libéré,
premier muezzin.
Le hajouj/gembre, le t'bal et les
qaraqabs en sont les instruments rituels
Vous pouvez lire la suite et écouter des extraits dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
Rahmann :
En 1973, agé de 18 ans,Mahamad Hadi
(Mad Sheer Khan) signe une série de
compositions puissantes qui exprime
au travers d'une polyrythmie complexe
et des mélodies sans 'ge l'unité d'un
monde musical ou les frontiéres du son
classique et rural d'occident et d'orient
volent en éclats. Afin de jouer ses
compositions, il fonde en 1975 Rahmann,
groupe assemblant des musiciens européens,
sud-americain et orientaux.
(Rahmann/ Polydor Record-1980/ Muséa)
>>Ecouter
des extraits<<
John Mc Laughlin :
Quand Mad loue le studio Ramses en avril
1981, il ne se doute pas qu'il va avoir l'un
des meilleurs guitaristes du monde à la basse.
Vous pouvez lire la suite dans la rubrique
>>Caravan Serail<<
TAMPURA :
La tampura est un luth classique à bourdon de l'Inde. Elle a quatre cordes et pas de frettes. On se sert d'un chevalet d'ivoire amovible pour modifier la hauteur du son .
Percussions afro-cubaines
Djum-djum :
Tambour basse de l'Afrique de l'Ouest
(Mali et Sénégal).
Colonne de bois creux sur lequel des
peaux de chêvres sont tendues aux deux
extrémités. Le son est grave, profond et mat.
1001 nights :
1001 Nights a été plebiscité par la presse
americaine et anglaise, CLASSé parmi les dix
meilleurs disques de l'année 2000 par le magazine anglais Songlines, CLASSé 6eme
dans les "European World Charts" et sélection
officielle RFI 2000 Awards (1001Nights-
Detour/WarnerClassic/Atlantic). C'est une
odyssée des sentiments humains représentée
par 7 chanteuses : Navajo, Algerienne,
Tibétaine, Indienne, Israélienne, Persane et
Malienne. 7 poèmes issues des Mille et Une Nuits
qui traduisent la douleur du monde et l'espoir.
Une ode musicale dédiée à l'être humain. Des
solistes prestigieux comme Subramaniam et
Allah illuminent des compositions de Mad Sheer
Khan qui a réussi l'incroyable pari de réunir des
cultures différentes dans un même album,
démontrant que tout ce qui monte converge. Le
grand orientaliste Renée Khawam a fait cette
dédicace. "Le mot peut sauver des vie, il peut
aussi tuer. Il ne faut pas s'y fier. Le sens des
1001 nuits c'est que seul l'amour pourra sauver
le monde". (Depuis , Mamani Keita a sorti
"Electro Bamako" (Universal), Nourith a fait les
"Dix Commandements" et Parvin Gavdan a sorti
"Rozaneh" (Detour/Warner Classic).
>>Ecouter des extraits<<
Marocaines :
Il n'y a pas une mais des musiques
marocaines, soit très africaine avec une
maitrise du rythme qui est prodigieuse, soit
lié à la musique andalouse issue elle même de
la cour de Bagdad. Les poèmes sont le
dénominateur commun. La musique Andalouse
et ses Noubas raffinées ont de grands représentants au Maroc, bien sûr la
musique des Gnawas et leur ode au prophète
ont une place importante dans la société
Marocaine. Les percussions sont des crotales
appelés qerqebs, sorte de castagnettes en
métal qui rythment les lilas, (exorcisme
musical pratiqué par les Gnawas) le chef
(ma'alem) dirige ses musicien par
l'intermédiaire d'un grand tambour appelé
t'bal. L'instrument qui est joué par le
chanteur et qui est l'antenne vers les
esprits est le hajouj ou gembri.
Percussions Indiennes
Tablas :
Les tablas sont composés de deux
percussions dont une pastille noire est collée
sur la peau. Elles sont jouées à plat,
le tabla,en bois et plus aigue, est joué à
la main droite. Le baya, en métal,
plus grave et rond est joué à la main gauche.
STONY RAIN :
Entre 92 et 94, Mad reviendra à un son plus traditionnel, en étant accompagné par une percussionniste et chanteuse des îles Commores, Nawal, et trois musiciens Algériens, Nasserdine Dalil au flûtes et sax (Mozart l'Egyptien), Idir Lahbib à l'harmonica, Mohamed Belal à la derbuka. Les composition de Mad pour cette période seront très proches des protest song des années soixante pour les textes, (il présente une série de compositions qui dénonce l'exile et l'absurdité des guerres), chaabi et musique Turque Gitane pour la musique. Mad tourne beaucoup en Turquie où il est surnommé le chanteur au coeur Tzigane.
Infos Historique L'Algérie s'appelait la Numidie dans l'antiquité et a subi de nombreuses invasions, (Romains, Arabes, Turque, Français entre autre...). "El Djazair", le nom du pays en arabe veut dire " Il a rendu visite ". No Coment. Les colonisateurs sont passés et ont souvent été dépassés, l'identité Algérienne a malgré tout survécue en intégrant à son paysage intérieure les différentes influences dont les pays de la Méditerranée dont elle fait partie, ont fait l'objet (Les mers sont souvent plus des nations que ne le sont les terres...)