TAG COMMUNITY
Le TAG c'est la Tradition à l' Avant Garde
Piloter l' électronique à partir d' instruments traditionnels
Marquer de nos empreintes, les sons passés au filtre de l' électro.
Inverser le pôle des notions....Porter nos racines à la cîme...
Être fier de nos ancêtres et ouvert aux autres
Ustad Allaudin Khan, Pandit de Ravi Shankar
Extrait d'un entretien avec le journal Ethno Tempo/ 2007

"Il faut se rappeler que sur le premier album d' Hendrix, sa maison de disques avait écrit sur la pochette « nous ne sommes pas responsables du son de cet album », parce que c'était tellement nouveau, cette façon de faire distorsionner volontairement les choses. On a toujours cherché à éviter ça.
A l'époque, on cherchait la pureté du son. Et justement, quand on écoute des sons naturels, de l'eau qui s'écoule d'une cascade, des vagues ou des éclairs, il y a des phasing, des distorsions naturelles, il y a des pieds qui cognent les rochers. Je suis très attentif à tous ces sons qu'on a traduit par des amplis, qui pour moi sont vraiment très proches de la nature. Quand vous prenez un tube et mettez de l'eau à l'intérieur, vous écoutez et vous entendez les plus beaux phasing qu'on faisait dans les années 1970. Je trouve qu'il y a un univers à la fois naturel et urbain chez HENDRIX, une dimension pacifiste et antiraciste qui est très importante parce que, en tant que musicien noir, il a fait le bon choix de jouer avec deux musiciens blancs, à une époque où le problème du racisme était très présent aux États-Unis avec Malcom X, avec le révérend Martin Luther KING. Et donc pour moi, dans ma rencontre avec HENDRIX, c'était symbolique. Et puis quand j'étais jeune, ma mère écoutait Oum KALTHOUM très souvent et Farid EL ATRACHE sur les radios qu'on captait du Caire, et étonnamment des fois les STONES et les BEATLES venaient se mélanger avec les ondes et on avait une espèce de mix naturel qui arrivait et je trouvais ça fabuleux d'entendre des accords de guitare et des rythmiques de Ringo STAR en plein milieu des chansons d'Oum KALTHOUM. Donc, pour moi, ce mélange c'est un peu aussi mon enfance, c'est-à-dire le fait d'associer des instruments traditionnels avec une culture urbaine, qui est celle du rock ; c'est une chose encore une fois qui est très naturelle. Et j'ai envie de l'exprimer tout en respectant l'endroit d'où je viens, comme la forme de mon instrument et la manière d'en jouer qui reste très traditionnelle, très classique ; mais à partir du capteur, la résonance que je lui donne est très urbaine. Donc, en fait, il s'agit de respecter ses racines et rester soi-même, et s'ouvrir aux autres cultures en s'immergeant à l'intérieur d'elles. Ces dimensions sont très importantes pour moi"
PETIT LEXIQUE
Tag ( tàg ) n.m. (Tradition Avant Garde). Issue de l’underground et fondée par Mad Sheer Khan, le tag est une musique qui transpose des instruments traditionnels en les décalant dans une autre culture. Elle traduit l’idée d’une immigration réussie, intégrant son environnement en respectant sa forme originelle . Ainsi, inversant le pôle des notions et contrairement au sampling, les machines et leur univers électronique sont pilotés par des instruments acoustiques. Le mouvement TAG est l’expression d’une immigration décomplexée qui utilise les instruments de musique issues de leurs pays d’origines pour y associer les outils proposés par les derniéres decouvertes technologique. Une tradition acoustique qui se sert de l’electro-culture pour exprimer son environement urbain à partir de la fenétre de ses origines.
MES INSTRUMENTS - creation et instruments prototypes contemporains/
.Guitare Synthé quart de ton (1980) - Sur une base de GR 500 Roland ( première guitare synthé -1980) le manche à été refait en cuivre par Jaccobacci (rip) en 1980, la touche à été fretté au quart de ton pat ses soins et la caisse à été découpée en goutte d’eau en conservant l’éléctronique japonnaise de Roland (6 cordes).
.Saz Electrique (1986 - volé en 1992) Réalisé en balsa, manche et demie-caisse plate le saz est équipé de deux micros bobinés à la main. La structure du manche reste classique (3 double cordes).
.Ud Electrique (1988 - volé en 1992 ) Sur la base d’une Gibson ,une touche sans barette a été posée et la caisse découpée en goutte d’eau. L’instrument est équipé d'électronique américaine . Grace au talent de DNG, la table à été recouverte d’un patchwork de soie indienne et vernie (6 doubles cordes), merci à Greg et Do (rip)
.Dobro-Sitar(1996) - Commande de Mad Sheer Khan somptueusement réalisé par Philippe Dubreuille. Le principe de l’instrument est la combinaison d’un resonnateur de dobro et d’un chevalet de sitar permettant la vibration indi-buzz. 7 cordes symphatiques valorisent la resonnance des harmoniques. (7 cordes).
.Guitare- Sitar (1997 - volée en 1998, retrouvée en 2011) Creation de Philippe Dubreuille pour Mad Sheer Khan, cet instrument est équipé de 24 cordes sympathiques qui tapissent le dos de la guitare. Le manche a 6 cordes + 3 cordes bordon basse tendues dans le vide au dessus du manche.
Traditionnels
. Dilruba (fin 19eme)- Ce violon du nord de l’Inde est une combinaison de sarangi et de sitar créé fin 19 eme à la demande d’une princesse indienne qui voulait jouer du sarangi sans s’abimer les doigts (les joueurs de sarangi ont la peau à la lisiére des ongles où les ongles , suivant les techniques, déchirés par la pratique de leur instrument). Dilruba veut dire le son du coeur (24 cordes)
.Esraj - Similaire au Dilruba mais avec une caisse differente et 4 cordes sympathiques en moins.(20 cordes)
-Tar - Luth persan dont la caisse est en bois de murier et le manche en noyer et os. C’est un instrument dont la caisse en forme de huit est symbole d’infini. le chevalet est posé sur une peau trés fine. Le mezrab (médiator) est en cuivre épais et produit un son fin et cristallin sur les 3 doubles cordes. En persan “tar” signifie “corde”. On retrouve chez la guitare ( 6 cordes, du persan chichtar qui a donné chitaria puis guitare) et le sitar ( 3 cordes en persan) la même racine (un instrument persan s’appelle le sêtar , de sê = trois et tar=corde ” trois cordes”)
-Santur - Le santur peut à juste titre se considérer comme l’ancêtre du piano. Chaque note comporte quatre cordes disposées sur une table d’harmonie trapezoïdale. Un santur a 24 notes sur trois octaves. On en joue à l’ aide de deux baguettes qui ont la même fonction que les marteaux du piano. Le santur est un instrument persan que l’ on retrouve en Chine et trés recemment en Inde. On retrouve sur des fresques de l’antiquité et des miniatures persane d'anciennes trace de santur. Le cymbalum est de la même famille.
-Tampura - La tampura est un instrument d’accompagnement de la musique classique indienne créant un bourdon continue sur lequel le chant où les instruments jouent des ragas.
Percussions
-Dum-dum - Tambour basse de l’Afrique de l’Ouest (Mali et Senegal) Colonne de bois creux sur lequel des peaux de chevres sont tendues aux deux extrémités Le son est grave, profond et mat.
-Tablas - Les tablas sont composés de deux percussions dont une pastille noir est collé sur la peau. Elles sont jouées à plat, le tabla,en bois et plus aigue, est joué à la main droite. Le baya, en métal, plus grave et rond est joué à la main gauche. C'est un instrument originaire de l' Afghanistan.Créé par Amir Koushro (13eme siècle)
LES MUSIQUES QUI M' INSPIRENT
Musique de l' Inde du Nord et du Pakistan/ Le qawali, musique soufi du Pakistan, les musiques Bauls du Bengale et musulmane du Rajasthan.Les textes sont religieux, essentielement des louanges aux prophete Muhammad. Ces chants sacrés sont l'écume de la pensée soufi que le regretté Nusrat Fathe Ali Khan a popularisé en occident.
Musique Persane/ La musique persane est la mére de beaucoup de musique, le seul fait que le mot tar signifie corde explique l’origine de la guitare et du sitar et se passe de tout commentaire. De grands théoricien et musicien comme Farabi (10 eme s.), Avicenne (de son vrai nom Ibn Messina, 11eme s.)et Safioddin (13 eme) tous trois persan bien que d’expression arabe, nous ont laissé d’important ouvrages théorique. On confond souvent arabisme et islamisme. Pourtant il sagit de deux choses distinctes. L’Islam balaya une société corrompue, où l’oppression du faible atteignait d’effrayante proportions et apporta ce principe d’égalité qui lui valut en grande partie son rapide succés. La civilisation islamique a fait éclore une floraison artistique et littéraire trés vivante. Bien que la musique et la danse soit un vehicule utilisé pour exprimer le sacré par les confréries soufis, la musique en Iran a été opprimé pendant de nombreux siécles. Cependant des musiciens ont continué à jouer et enseigner en secret, ce qui peut être l’une des raisons qui firent aimer les instruments à sonorité confidentiel tel que le sêtar. La musique semblait vouée à une lente asphyxie, mais la musique et comme l’eau, si on lui barre la route, elle trouve son chemin ailleurs.
Musique Arabe/ La musique arabo-andalouse et le chaabi, - La premiere est une musique savante issue de l'espagne musulmane, qui elle même est directement lié au musiques persane et grec. les modes utilisés sont appelés maqams, ils utilisent la gamme naturelle . Ce qui permet une expression plus riche grâce à la quantité d'intervalles utilisés. Farabi, théoricien, mathématicien et maitre de oud a été l'un des principaux grammairien de l' alphabet musical arabe. La seconde vient cha'ab qui veut dire peuple, on peut donc traduire ce genre par "populaire". C'est aprés la seconde guerre mondiale que cette musique s'est imposé à Alger avec Hadj Mohamed El Anka et Skandrani, c'est une forme de blues dans la mesure ou les theme abordé sont ceux de la vie quotidienne.Le mandole remplace le oud, des instruments occidentaux comme le piano remplace le qanun, soutenu par les percussions traditionnelles, derbuka et tar.
Musique Gnawas - Les Gnawas sont une confrérie de musiciens traditionnels marocains, véritables guérisseurs de l’âme, ils utilisent la transe depuis des siècles comme médicament en souvenir de Bilal, esclave libéré, premier muezzin. Le hajouj / gembre, le t’bal et les qaraqabs en sont les instruments rituels
Le blues/ Et toute les musiques qu'il a fait naître
Les musiques nomades et shamanique/ Des natifs americains jusqu'aux mongoles
Dernière modification le 02/02/2012







